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Jardin virtuel de clovis (79)
Nom : clovis (79)
Lieu : 79 - Deux-Sèvres
Membre depuis 2009

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B-A-Bas du jardinier bio :




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Jarniner bio c'est génial pour tout le monde
Mon jardin bio

Bonsoir tout les jardiniers!!!
Un jardin bio, c’est quoi exactement? On pense généralement qu’il s’agit d’un bout de terre où l’homme n’intervient pas et laisse la nature faire à sa guise. C’est pourtant tout le contraire …Cet espace se travaille, et demande même un surcroît d’efforts au jardinier. Qui en retire en contrepartie d’inestimables satisfactions : manger des fruits et des légumes pleins de vie et participer au processus créatif naturel de la biodiversité. Jardiner bio stimule l'imagination, la curiosité et l'observation et offre, en récompense des efforts consentis, plus de beauté, de couleurs, de nutriments. Bref, c’est excitant! Comme vous n'allez plus vous contenter d'un simple « pschitt pschitt » pour protéger vos plantes des agressions, ne soyez pas trop ambitieux(se) pour commencer, allez-y progressivement.

Une affaire de bon sens.
Suivi de près par le plaisir, le bon sens est la première base de la culture écologique: «Le jardinage bio, indique l'agronome, pousse à réfléchir avant d'agir. » Ma pelouse a-t-elle vraiment besoin d'engrais, mes courgettes sont-elles malades? Observez et apprenez à reconnaître les besoins de vos plantes avant d’envisager des traitements. La toute première chose à faire est d'étudier la nature du sol qui va nourrir vos plantations. Est-il argileux ou sableux? Acide ou calcaire? Les plantes sauvages qui y poussent vous indiqueront sa composition, à laquelle vous adapterez le choix de vos plants. Un sol idéal pour le potager est riche en humus et en azote, et sont pH est neutre. Mais même si sa nature est parfaitement adaptée, il faudra tout de même l’enrichir régulièrement, car les plants vont pomper ses nutriments : « On enlève au potager ce que l’on cultive, rappelle Jean-Paul Thorez ingénieur agronome spécialisé dans le jardinage bio , il est donc important d’apporter quelque chose en retour à la terre ». Et pour nourrir le sol, rien ne vaut le compost, ces restes végétaux fermentés faits maison ou achetés en jardinerie. Mais l'ingénieur agronome nous rappelle que «toute terre peut-être améliorée par la pratique du jardinage biologique. En revanche, on ne peut pas changer l'exposition. » Alors veillez aussi à installer votre potager dans un espace suffisamment ensoleillé et plantez vos fleurs à la lumière qui leur convient, sachant que, n'aimant pas les terres trop riches, elles n’ont donc généralement pas besoin d'engrais. Le choix des variétés. On trouve maintenant de plus en plus facilement des graines ou des plans bio de légumes, d'arbres et même de fleurs. Pour éviter les mauvaises surprises et faire des économies, choisissez des variétés adaptées au climat de votre région et à votre terre. Sinon, vous allez dépenser plus de temps, d'eau et d'énergie pour un résultat médiocre. Pour autant, Jean-Paul Thorez note qu'« un jardin, c’est le reflet du monde, il serait dommage de se priver de sa richesse botanique: les plantes venues d'ailleurs sont une invitation au voyage. » Ne négligez pas les variétés exotiques parfaitement capables de s'acclimater à nos latitudes, comme la tomate des Andes, par exemple.

La lutte biologique.
Ce n'est pas parce que vous allez respecter la nature que les insectes, champignons et bactéries, reconnaissants, vous ficheront la paix! Le principe du jardin bio, c'est justement ça: les empêcher de nuire, tous autant qu'ils sont, sans recourir aux produits polluants. Mais n'allez pas croire que vous devrez vous résoudre à avoir une récolte plus mince... Bien au contraire, les produits phytosanitaires fatiguent aussi le sol, tandis que les parasites développent des résistances à ces substances et deviennent encore plus néfastes pour nos cultures. Paradoxalement, ne vous fiez pas, lors du choix de vos pesticides à l'indication «utilisable en agriculture biologique»: en effet, ces produits contiennent eux aussi des substances toxiques, dans la limite du seuil autorisé pour obtenir l'appellation « bio ». Même la bonne vieille bouillie bordelaise commence à être vue d'un sale œil, car les études ont montré que le cuivre est néfaste pour le sol à long terme. « On peut néanmoins continuer à utiliser ce produit, mais en divisant les doses recommandées par dix », indique Jean-Paul Thorez. Votre meilleur outil bio contre les parasites et autres insectes est économique et toujours disponible: il s'agit de vos doigts.
Contre les champignons et bactéries, vous vous amuserez à préparer des décoctions de plantes (prêle, ortie ou consoude de Russie, notamment). Pour vous guider, achetez dès avril l'ouvrage de Jean-Paul Thorez qui recense toutes les manières de lutter « bio » contre maladies et parasites au jardin: « Pucerons, mildiou, limaces... Prévenir, identifier, soigner bio », aux éditions Terre vivante.

Recrutez des auxiliaires.
L'oiseau est le prédateur des insectes, la coccinelle, celui des pucerons, et le hérisson, l'ennemi des limaces et des escargots, alors faites en sorte de les attirer dans votre jardin! Installez-leur des abris ou, mieux encore, entretenez leurs refuges naturels: tas de bois, de feuilles, arbres morts, haies... Laissez donc une partie de votre jardin revenir à la vie sauvage, ainsi ces animaux bienfaiteurs y seront chez eux et cela vous fera un espace de moins à tondre et à arroser, soit une économie d'essence et d'eau! Tant pour le plaisir des yeux que pour la santé de vos légumes, parsemez votre potager de fleurs à pouvoir répulsif. Ainsi, l'absinthe sent si fort qu'elle aurait le pouvoir de faire dévier de leur route lapins et chevreuils! Autre exemple, si vous détestez les aubergines, plantez-en justement quelques pieds dans votre potager, car les doryphores les préfèrent aux patates... Vous le voyez, la vie végétale et animale doit être équilibrée au sein potager, car la biodiversité est garante de sa bonne santé.


Faites des économies.
Pour arroser votre jardin, vous consommez 15 à 20 litres d'eau par mètre carré à chaque arrosage, soit en moyenne 24 euros pour 400 mètres carrés. Calculez votre dépense à l'année selon le nombre de vos interventions. Et pour soulager votre compte en banque et préserver les réserves d'eau douce, optez sans plus tarder pour un arrosage plus économe. Sachez d'abord qu'un sol lourd et compact a une capacité d'absorption restreinte. En l'aérant, en l'enrichissant de compost, en le désherbant régulièrement, vous lui permettrez de mieux profiter des apports en eau et donc de réduire ses besoins. Ayez toujours en tête l'adage populaire « un binage vaut deux arrosages »! Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à investir dans un système d'arrosage au goutte-à-goutte avec programmation intégrée: les tuyaux ne coûtent pas bien cher, mais prévoyez qu'il vous faudra autant de programmateurs que de parcelles différentes à irriguer. Sinon, optez pour l'arrosoir qui permet de doser précisément l'eau apportée, ou pour un simple tuyau sans embout, que vous déposerez au pied des plantes et laisserez couler à débit minimum pour une meilleur pénétration de l'eau. Attendez aussi pour arroser que le soleil soit bas sur l'horizon, car les plantes auront la nuit pour en profiter. Prenez également le soin de pailler le sol, qui emmagasinera l'humidité en été, et à la froide saison, protégera votre terrain contre les mauvaises herbes. Enfin, bien sûr, équipez-vous d'un système de récupération des eaux de pluie, avec une cuve vendue dans le commerce ou que vous récupérerez.

Bonne lecture. Clovis.