Le Parc Borely de Marseille

Par Iris Makoto

Lieu de détente incontournable dans cette ville foisonnante d’activités, le Parc Borely occupe une place toute particulière dans le cœur des Marseillais.


Ce parc reste le plus fréquenté des espaces verts de la ville. On y croise des promeneurs de tous âges, des sportifs venus profiter de ses larges allées ombragées pour y courir ou y faire du vélo ou encore des enfants émerveillés par les canards et cygnes qui glissent majestueusement sur le plan d’eau.

Dès l’entrée, un portail en fer forgé gigantesque accueille le visiteur. La vue plonge alors sur la fontaine centrale bordée par des allées rectilignes amenant l’œil tout droit sur le château Borely.

Cette bastide du XVIIIe siècle au charme italien fût le symbole de la réussite commerciale en Egypte de la famille Borely. Nous sommes là dans la partie du jardin "à la française" avec ses massifs fleuris et ses fontaines monumentales pourvues de jets spectaculaires. Ici l’harmonie et la rectitude des lignes sont de rigueur.



Trois solutions s’offrent alors aux visiteurs : pour les plus classiques, une balade tranquille dans ce jardin tiré au cordeau, les férus de roller emprunteront une petite allée sur la droite qui les conduira directement sur les plages de l’hippodrome Borely en suivant le cours paisible de l’Huveaune, tandis que la majorité d’entre eux, choisiront le chemin de gauche conduisant au parc paysager datant du XIXe siècle.





Au fil de ce chemin, l’atmosphère du parc change pour devenir plus secrète. La végétation se densifie et les allées s’obscurcissent et se divisent. Parfois un volatile croise notre chemin : coq, canard, paon… Il semble nous inviter à le suivre.

Ainsi, nous accédons au plan d’eau romantique, entouré de saules pleureurs centenaires dont le feuillage balaye au gré du vent la surface lisse de ce petit lac. On peut y louer des barques afin de parcourir tous les recoins cachés et de découvrir la faune et la flore environnante. De petits ponts enjambent l’eau et accentuent encore le caractère intimiste de cette balade bucolique.

De retour sur la terre ferme, les canards et les oies nous accueillent avec toute la ferveur de ceux qui espèrent être nourris. Au sol, près de la rive, d’étranges plots en bois surgissant du sol attirent notre attention : ce sont les racines aériennes ou pneumatophores du cyprès chauve de Louisiane. Ces organes surprenants permettent d'apporter de l'oxygène aux racines immergées et d'améliorer la fixation de l'arbre dans les sols instables et détrempés.

Le chemin se poursuit alors, traversant une splendide pelouse. Il nous guide vers la partie consacrée à la collection de palmiers et autres arbres remarquables. De grands chamaerops humilis abritent en leurs sommets de nombreux oiseaux exotiques qui interpellent le visiteur de leurs pépiements inhabituels sous ces latitudes.



Plus loin, un somptueux sujet de magnolia grandiflora déploie sa floraison remarquable couleur ivoire. Des érythrines "crêtes de coq" accentuent encore le côté exotique de cette partie du jardin. Ils font face à la cascade en rocaille qui héberge dans son bassin, une célèbre sculpture de Jean-Michel Folon "l'Homme aux oiseaux". Les enfants ravis, peuvent y observer la ronde des poissons rouges qui cohabitent avec quelques canards.





En poursuivant le chemin, les portes du jardin botanique invitent le visiteur à découvrir son récent jardin chinois abritant un temple et un jardin zen très réussis.
Des espèces botaniques fragiles et non rustiques sont conservées dans la serre qui réunit selon les périodes de l’année des expositions de végétaux sur des thèmes divers.

Sortis du jardin botanique, les pelouses invitent au pique-nique ou à un repos bien mérité. Les plus courageux continueront la route vers la roseraie, véritable joyau couvert de fleurs odorantes au printemps.

Le parcours se poursuit ensuite jusqu’à la vaste grille d’entrée laissant au visiteur un sentiment de plénitude et une volonté farouche de revenir au plus vite visiter les sentiers non explorés de ce sanctuaire de la nature.





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