Le radis noir

Par Elisabeth Canitrot

Le "raphanus sativus var niger" fait partie de la grande famille des brassicaceae, au même titre que les choux, le rutabaga, le raifort, la moutarde ou bien encore le navet ou le cresson.


Le radis noir
Ce légume, ou plutôt cette racine, se nourrit donc d’une bonne quantité de minéraux, d’oligo-éléments, dont par ordre d’importance : potassium, calcium, phosphore et magnésium. En plus petite quantité, le radis noir contient du fer, du cuivre, du zinc, du manganèse et du sélénium. Riche également en vitamine C, le radis noir est donc un bon combattant contre les diverses agressions de l’hiver. Sa teneur en soufre est perceptible par son goût particulièrement piquant mais cette particularité offre quelques compensations notamment reconnues pour ses propriétés dépuratives, protectrices du foie et anti-infectieux intestinal, le soufre participe à notre bonne santé. Par ailleurs, sa richesse en cellulose facilite le transit intestinal.

Un organisme bien détoxiqué donne du tonus et a un impact certain sur la beauté de la peau, des ongles et des cheveux.

Que de bonnes raisons pour en consommer !


Et justement,
comment le choisir ?



Mieux vaut le choisir petit et ferme. Plus gros, il risque d’être creux et fadasse. Evitez également ceux tachés, fripés ou craquelés. Ils ne sont pas frais et leur qualité se perçoit à la couleur de ses fanes qui doit être bien verte.

S’il est trop fort en goût, vous pouvez le faire dégorger comme les concombres, c’est-à-dire : le peler, le trancher et le saupoudrer de sel. Laissez reposer durant une heure puis rincez.

Cuit ou cru ?



Avec ses 15 kcal/100g, donc peu calorique, le radis noir se consomme râpé (avec de la crème pour adoucir le goût), en adjonction dans les salades ou en rémoulade.

Cuit, il peut épicer une purée, remplacer des navets, se poêler avec de l’huile d’olive ou du beurre, revenu dans un wok avec d’autres légumes avec de la sauce de soja.

Les fanes se consomment en potage ou bien fraîches, comme les épinards.

Vous pouvez également vous régaler avec des radis rouges en croque au sel et du beurre (pas très light mais savoureux) ou avec du daikon, un radis provenant d’Asie, conique, long et blanc, qui se mange surtout râpé avec une vinaigrette ou confit dans de la sauce soja. Les Japonais s’en servent d’accompagnement pour le poisson, les sashimis (tranches de poisson cru thon ou saumon) et le tempura (beignets farcis).


Et de façon curative ?



Prendre 15 ml (1c.à soupe) de jus de radis noir, de 2 à 6 fois par jour. Il est conseillé de ne pas prendre plus de 100 ml par jour.
Pour le traitement de la dyspepsie (l’ensemble des troubles digestifs, principalement gastriques, qui ne sont attribuables à aucune lésion identifiable et qui sont accompagnés de manifestations douloureuses, de sensations de surcharge, de gêne, de nausées, etc.),
le Dr Rudolf Fritz Weiss conseille de suivre ce traitement durant 4 ou 5 jours, puis de l’interrompre durant 2 ou 3 jours avant de le reprendre de nouveau. Il recommande de poursuivre cette séquence durant quelques semaines pour que les effets bénéfiques sur la digestion se fassent pleinement sentir.
Parlez-en à votre médecin, ceci n’est pas une prescription mais a un but purement informatif.

Où trouver du jus ?


Si vous possédez une centrifugeuse ou un extracteur de jus, l’exercice est simple. Il suffit d’acheter un radis noir "bio", de le peler et de l’insérer dans la machine. Conservez au frais quelques jours au frigo dans une bouteille que vous aurez préalablement stérilisée en la faisant bouillir dans l’eau. Si vous n’en possédez pas, il suffit de vous rendre dans un magasin "bio". Vous y trouverez du jus en ampoule ou en bouteille.
Il existe aussi des gélules de poudre crobroyées pour ceux qui ne supporteraient pas le goût du jus même dilué dans l’eau. Et oui, ceux qui en ont bu s’en souviennent. C’est… comment dire ? … vraiment pas bon. Mais peau, cheveux, ongles, vous remercieront et le sentiment de légèreté ressenti vaut bien ce petit mauvais moment, finalement vite passé.

La cure printanière


Très utile pour nettoyer l’organisme, on l’utilise en cure dès l’arrivée du printemps car il élimine les toxines, les déchets en drainant la vésicule biliaire et le foie tout en réharmonisant leur fonction (comme indiqué plus haut).

Contre-indications


En cas d’obstructions des voies biliaires.
* Selon le site passeportsante.net


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