La flore spontanée en ville

Par Iris Makoto

En ville, la nature sait reprendre ses droits, renaissant dans le moindre interstice entre les trottoirs, occupant parfois la verticalité, elle profite de chaque occasion pour se rappeler aux citadins. Une aubaine pour la biodiversité si malmenée dans ces zones.


La flore spontanée en ville

Les plantes qui font de la résistance en ville


De nombreuses plantes se satisfont d'un minimum de terre pour s'implanter dès que cela s'avère possible dans nos villes. Une graine transportée par le vent, les roues des véhicules ou les déjections d'oiseaux, peut trouver un lieu propice à son installation, même dans le bitume pourvu que celui-ci soit assez fracturé pour laisser place à la vie.

Les graminées


Agrostis stolonifera, une graminée très utilisée pour créer des pelouse, n'est pas rare en ville. Cette plante herbacée au feuillage vert, produit des épillets très légers en été. Bien adaptée à la pollution, supportant les métaux lourds, le milieu citadin ne lui fait pas peur.
Dans le même style, le dactyle aggloméré (Dactylis glomerata) colonise aisément les terrains en friches. D'un développement bien plus important, cette plante peut atteindre 1,2 m de hauteur.
Plus petit, mais néanmoins très présent dans les villes, le pâturin annuel produit des racines superficielles qui s'adaptent au moindre centimètre carré de terre laissé libre. N'oublions pas le chiendent, qui lui aussi, résiste à bien des agressions !
Laissons de côté la robuste famille des Poacées pour se tourner vers les plus sympathiques plantes fleuries.

Les plantes fleuries


Au printemps, il est toujours de bon augure de croiser çà et là un jaune pissenlit perdu au pied d'un arbre citadin, voire même un coquelicot dont le rouge éclatant fait oublier la grisaille environnante. Lorsqu'ils sont réunis en vastes prairies dans les friches, ils forment un tableau enchanteur ! Echappés des jardins, quelques plants de myosotis ou de campanules, s'invitent dans les interstices de terre au sol, ou dans les murets si par bonheur un peu de terre s'y est déposée. Ils apportent une teinte bleutée, elle aussi bienvenue en zone citadine.Dans les bourgs d'altitude, il n'est pas rare de croiser des digitales et leurs longues hampes florales rose maculé de pourpre.
Très commun dans presque toutes les villes Lathyrus tuberosus fait partie de la famille des fabacées. Grimpante possédant des vrilles pour s'accrocher. Cette plante peut atteindre 1,5 m de hauteur si on lui en laisse le temps ! Elle déploiera alors ses jolies fleurs rose fuchsia dès les premiers beaux jours.

Les plantes poussant le long des murs


Autres plantes amatrices de murets et poussant sans encombre en ville, Chenopodium murale qui porte fièrement dans le béton ses tiges élancées et se couvre de glomérules verts de juin à novembre, la pariétaire bien connue des personnes allergiques, et de nombreuses fougères appréciant les zones ombragées comme les Aspleniums, un genre très adapté à la vie citadine. N'oublions pas la vigne vierge, dont les feuilles splendides s'embrasent dès les premiers frimas, ou le bon vieux lierre toujours prêt à grimper sur la moindre surface verticale, même si au sol, le substrat paraît bien lointain, caché sous l'asphalte !

Les arbres


Certaines zones comme les parcs ou les friches mais aussi les bords de fleuves permettent à une végétation plus ample de se développer. Il n'est pas rare, que des cornouillers ou des aulnes y trouvent un terrain propice. Certains érables sont aussi très résistants aux agressions citadines tout comme les figuiers dans les régions méditerranéennes, toujours prompts à infiltrer leurs racines dans la moindre anfractuosité.


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